LETTRE D'INFORMATIONS n° 165  alecoledesandes.com

                   Mercredi 25 novembre 2020

                   Covid 19 et actualiés du Bout du Monde

       Bonjour,

       Voici quelques nouvelles (non exhaustives) de la situation des 5 pays que nous connaissons. Comme le texte est long, pour une impression-papier, je vous le joins en pdf en pièce jointe.

Préambule : COVID AMERIQUE DU SUD

     « La crise sanitaire due au nouveau coronavirus a mis en lumière en Amérique latine l’ampleur des carences des systèmes de santé, victimes d’un manque récurrent d’investissement public mais aussi de la corruption, mal endémique qui affecte tous les pays de la région – qui totalisait, samedi 10 octobre, 10 millions de cas recensés, près de 330 000 décès avec le taux de mortalité le plus élevé au monde ».[1]

     « La santé est le secteur le plus touché après les infrastructures et l’éducation. Achats d’équipement surfacturés, détournements de fonds d’aides publiques, éléphants blancs, mafias qui font le commerce de médicaments falsifiés, hôpitaux commandés, payés et jamais construits… la liste des faits de corruption et de trafic durant la crise sanitaire est longue. Et n’est pas étrangère au fait que six des dix pays du monde au plus grand nombre de morts du Covid-19 en proportion de leur population sont situés en Amérique latine. En mai, un rapport du Conseil des avocats pour les droits civils et économiques, une organisation américaine, avait établi que, dans douze des quatorze pays de la région étudiés, des faits de corruption ont été relevés dans les contrats publics de marchés liés à la lutte contre la pandémie ».[2]

 

CHILI 

Au 2/12/20 : 553 898 cas confirmés et 15 438 décés.

     « Le 18 mars, le Chili a fermé ses frontières et mis en place un couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays, dans le cadre d’une mise en place d’une « quarantaine progressive ». Il n’y a pas eu de quarantaine nationale mais certaines zones du pays ont pris des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements. L’état d’exception a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2020.

     Le ministre de la Santé Jaime Mañalich a démissionné le samedi 13 juin, suite aux critiques concernant sa gestion de la crise (notamment l’échec de la “quarantaine dynamique”) et à la controverse concernant les chiffres officiels du coronavirus. Le nouveau ministre est Enrique Paris, chirurgien et ancien président de l’Ordre des médecins. Le président chilien Sebastian Piñera, qui doit faire face à des contestations sociales en plus de la crise sanitaire depuis plusieurs mois, a annoncé un plan d’aide de 1,5 milliard de dollars US pour la classe moyenne, fortement touchée par la crise économique résultant de la pandémie de coronavirus.

     Des mesures locales de confinement et de restriction des déplacements ont été décidées : leur degré peut varier selon la situation de la commune et son classement dans le cadre des étapes du plan « Paso a paso » [Pas à pas], adopté le 19 juillet par le gouvernement chilien. Le plan dispose de 5 phases de déconfinement, aujourd’hui la majorité du pays est dans la phase 3 de « Préparation ». Les villes actuellement en confinement (phase 1) sont : Ancud, Calbuco, Cañete, Cholchol, Chonchi, Coronel, Freire, Futrono, Hualaihué, La Unión, Lago Ranco, Lautaro, Los Lagos, Los Muermos, Lota, Natales, Osorno, Padre Las Casas, Puerto Montt, Punta Arenas, Puqueldón, Queilén, Quemchi, Temuco, Traiguén, Valdivia. Les autorités chiliennes ont par ailleurs rendu obligatoire le port du masque dans les lieux publics de la région de Santiago depuis plusieurs mois. Le Chili a annoncé le mardi 22 septembre qu’il avait signé de nouveaux accords pour recevoir des millions de doses de vaccin contre les coronavirus une fois qu’il sera approuvé.

     Le pays devrait rouvrir ses frontières aux touristes étrangers d’ici fin novembre, uniquement depuis l’aéroport international de Santiago pour le moment et selon des conditions strictes. Les théâtres et cinémas sont de nouveaux ouverts, mais l’accueil du public est limité à 50% de leur capacité. La consommation de boissons et de nourriture est interdite.

     Le dimanche 25 octobre les Chiliens, à une très forte majorité en faveur d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de l’ère Pinochet, lors d’un référendum organisé un an après un soulèvement populaire massif contre les inégalités sociales »[3]. Des économistes disent que l’Amérique latine est en train économiquement de reculer de 10 ans avec la Covid 19. De nombreux chiliens déjà très endettés (notamment pour payer les études non gratuites à leurs enfants) ont perdu leur emploi. Ceci est (entre autre) le cas de nos amis Aldo (Santiago, travailleur indépendant), Nayareth (Santiago, travailleuse indépendante), Cecilia (Isla Navarino, travailleuse indépendante), Patricia (Punta Arenas, travailleuse indépendante), Ricardo (Punta Arenas, travailleur indépendant). 

     Notre ami Aldo PADILLA (ex-instituteur à Puerto Toro, Isla Navarino) vivant désormais à Santiago, a eu une forme sévère du Covid. Il se rétablit.

     La province patagonne  "Magallanes y antartida chilena" est à ce jour la province la plus touchée du pays. L'hôpital de Punta Arenas est saturé, les patients envoyés en avion dans d'autres provinces. Toute la région est en quarantaine stricte depuis 8 mois ! Les professionnels du tourisme sont en faillite (ou presque). Les pêcheurs de la région (dont Isla Navarino) sont en trés grandes difficultés : les entreprises chiliennes exportatrices des araignées (en Chine-Taiwan) et des crabes (en Europe-USA) affichent des prix trés bas à l'achat, le gazole pour les bateaux est trés cher....

      Isla Navarino est en cordon sanitaire depuis mai. Ferry hebdomadaire et avions circulent donc au minimum. Ce sont à ce jour 83 cas de Covid (pour 1200 habitants, faites le ratio) dont 1 décés (Martin Gonzales Calderon, cf ma lettre d'infos n° 161). Sur ces 80 cas, 24 pêcheurs furent en quarantaine en octobre sur leurs bateaux au port de Puerto Williams, coupés de tous. La population de Puerto Williams leur a fait une collecte de bois et de denrées alimentaires premières. C'est l'Armada de Puerto Williams qui a procédé à cette distribution y compris d'eau potable.

     A Puerto Williams, Martin GONZALES-CALDERON est décédé du Covid ; Carlos BARRIA (pêcheur du bateau Rodrimar) et son fils ont eu le Covid et se rétablissent.

 

ARGENTINE

            Au 2/12/20 : 1 432 557 cas, 38 928 décés.

     « Le président Alberto Fernandez a décrété l’isolement préventif, social et obligatoire depuis le vendredi 20 mars. Le vendredi 6 novembre, il a annoncé la treizième prolongation de la quarantaine qui se poursuivra au moins jusqu’au 29 novembre suite à une augmentation du nombre de cas dans les dernières semaines. Cette quarantaine est appliquée dans les départements de 10 provinces. Pour la première fois depuis mars, la zone métropolitaine de Buenos Aires sort du confinement total pour passer dans la phase de « distanciation sociale ». Il faut distinguer deux régimes : celui de l’Aislamiento Social (correspondant à la quarantaine pour la majeure partie du pays). Et celui du Distanciamento Social (correspondant à la distanciation sociales pour les 6 provinces non-concernées par la quarantaine). Les provinces en Aislamento Social jusqu’au 29 novembre sont : Buenos Aires, Chubut, Neuquén, Río Negro, San Juan, San Luis, Santa Cruz, Santa Fe, Santiago del Estero y Tierra del Fuego.

     Depuis le 17 mars 2020, l’Argentine avait arrêté les liaisons aériennes avec les pays les plus touchés par le virus et depuis le 26 mars toutes les frontières argentines étaient fermées. Depuis le 1er septembre, des vols internationaux exceptionnels ont repris entre l’Argentine et certaines villes (Rio de Janeiro, Santiago, Madrid, etc…), en laissant la responsabilité au voyageur de savoir s’il pourra entrer dans le pays concerné. Depuis le 1er novembre l’Argentine a rouvert ses frontières aériennes aux brésiliens, chiliens, boliviens, paraguayens et uruguayens. L’arrivée en Argentine se fera avec des mesures strictes.

     Le 28 octobre, la province de Buenos Aires devait mettre en place « la logistique pour une campagne de vaccination de masse » contre le coronavirus. Le président argentin Alberto Fernandez a déclaré que le vaccin russe devrait être disponible en décembre. L’objectif fixé par le président est qu’entre janvier et mars « entre 10 et 15 millions de personnes » soient vaccinées ».[4]

       Notre ami Walter (prêtre à Ushuaia jusque 2019) est installé maintenant à Mar de Plata (prés de Buenos Aires) depuis 2019. Depuis 5 mois, avec l’Armada, il distribue les denrées alimentaires aux personnes sans ressources dans le delta du Parana (périphérie Buenos Aires).

     Longtemps épargnée, la provincia Tierra del Fuego (province où se situe Ushuaia) connait actuellement  son pic. Les 2 hôpitaux d'Ushuaia et Rio Grande sont pleins. Cette province est confinée depuis mai. Frontières terrestres et aériennes sont limitées au minimum. A Ushuaia, le Centre Kau Yak accueillant des adolescents handicapés est fermé depuis mai. Les parents gardent leurs adolescents au domicile et des ateliers éducatifs sont faits en visio-conférence. Monica-Sergio-Sylvina-Hugo NUNEZ, Dilma BALCAZAR ont eu le Covid. Ils se rétablissent.

     Précision : pour ces 2 régions patagonnes (Chili-Argentine), c'est le printemps actuellement. Il est possible qu'elles connaissent une seconde vague en mars 2021 lors de l'automne-hiver…

 

EQUATEUR

       Au 2/12/20 : 193 673 cas confirmés et 13 501 décés. Toutefois, les statistiques officielles ne tiennent pas compte des personnes dans le pays qui meurent sans avoir été testées. La province de Pichincha (Quito) regroupe plus de 35% des cas de contamination du pays.

     « Le 16 mars 2020 a été déclaré l’état d’alerte sur tout le territoire national équatorien. Le droit à la libre circulation était limité, avec un certain nombre d’exceptions. Après avoir été prolongé à plusieurs reprises par le président Lenín Moreno, l’état d’urgence a pris fin le 13 septembre 2020, la majorité des restrictions ont été levées. Un Comité des Opérations d’Urgence national (COE) des autorités locales et régionales a été mis en place pour appliquer des restrictions. Il assure la liaison avec les coordinations territoriales (comités locaux ou provinciaux). Avec la fin de l’état d’urgence, depuis le 4 mai, les décisions seront dorénavant prises à l’échelle des régions. Trois zones sont définies pour chacun des 221 cantons. Zone verte : reprise du travail avec un maximum de 70 % de personnel à la fois ; la circulation des véhicules est définie par des plaques à numéros pairs ou impairs. Zone Jaune : Priorité donnée au télétravail, maximum 50 % du personnel en présentiel. Les entreprises peuvent reprendre leur activité selon des conditions strictes. Couvre-feu entre 23 heures et 5 heures du matin. Zone Rouge : les activités commerciales sont autorisées avec 30 % de la capacité. Le travail présentiel reprend dans les secteurs public et privé avec 30 % du personnel au maximum. Circulation interdite en we et autorisée deux jours par semaine en fonction de la plaque minéralogique de la voiture. Couvre-feu entre 18h et 5 heures du matin.

     La majorité du pays est dorénavant en zone jaune (205 cantons sur 221) y compris les provinces de Guayas (Guayaquil) ou de Pichincha (Quito). 2 cantons restent néanmoins en zone rouge et 14 sont actuellement en zone verte. À l’échelle nationale :

  • Les frontières terrestres internationales sont maintenues fermées. Les cours des différents niveaux d’enseignement sont toujours suspendus.
  • L’ouverture et le fonctionnement des bars, discothèques, karaokés, billards, centres de divertissement pour enfants, et toute activité qui ne garantit pas la distance sociale sont interdits.
  • Les activités physiques dans les lieux fermés sont limitées, à l’exception des pilotes agréés par le COU des cantons qui sont dans le vert. Dans les lieux ouverts, les activités individuelles sont toujours autorisées, conformément aux directives émises par le COU national.
  • Les représentations publiques dans des espaces ouverts et fermés, ainsi que les foules, sont interdites »[5].

     Les équatoriens préparent activement les élections présidentielles de février 2021.

     QUITO : toute la famille MURZO (Carlos-Lucrécia et 4 enfants, petits-enfants) va bien.

     Dixit Pierrick VAN DORPE, fondateur de l’Association AHUANA [6], prêtre et installé sur le canton de CALPI depuis 1999 : "Le Covid a flambé en mars à Guayaquil, importante ville portuaire. Les cimetières y étaient insuffisants, cadavres abandonnés dans les rues... Et oui, ce fût une triste réalité révélatrice de la manière dont fut gérée la crise du Covid dans le pays. Gouvernements incompétents, menteurs et corrompus : des malversations autour des marchés publics, d'achat de masques, des housses en plastiques pour les morts dont les prix ont été multiplié par plus de 10, voire par 100 et autres scandales qui privent les gens à l'heure où c'est le plus nécessaire. De nombreux indiens de la Sierra, migrants ou commerçants, sont retournés dans leur communauté, sans passer par le confinement... Les déplacements sont très contrôlés. Des communautés de la région de Calpi ont fermé l'accès à leurs communautés et vivent en autarcie, en consommant leur production agricole.

     Le gouvernement a aussi profité de la crise pour exécuter le plan de redressement de l'économie du FMI : licenciements massifs, réduction de salaires (de 25 % pour les fonctionnaires, mais pas pour les policiers et les militaires...comme c'est surprenant!), coupes sombres dans le budget des universités : quelques 98 millions de dollars ..... ! Libération des prix des combustibles, remise en cause du droit au travail, privatisation d'entreprises publiques notamment ferroviaire. Déjà qu'avec la crise du Covid, la situation n'est pas très brillante (deuxième pays d’Amérique latine le plus contaminé en Amérique du sud par nombre d'habitants)... Et la situation particulièrement à Guayaquil a été catastrophique : prés de 10 000 morts quand le gouvernement annonçait 600 morts !" [7]

      Dans la province du Chimborazo et notamment à Guabug, il y a de nombreux décès mais tous nos amis de Guabug vont bien. La famille CAGUANA va bien sauf Andrea dont l’état de santé est toujours très délicat depuis 20 ans mais celui-ci n’est pas dû au Covid (soucis ORL-pulmonaire, dus à une trop forte exposition en chambre froide en fabricant son fromage). La famille YUMI (Jose-Manuela, Eve) va bien. Marianna va bien.

     L'hôpital de Riobamba est plein. « Le Chimborazo aujourd'hui est en libre circulation, masques obligatoires, certains lieu fermès... L'épidémie avait à peine commencée que des camions sont partis de la Sierra pour Guayaquil, remplis de branches d'eucalyptus pour aider les gens à se protéger du Covid. La peur de l'hôpital (à Riobamba, 1 personne sur 2 qui y entrait pour Covid en mourait) a fait que dans les communautés les gens ont commencé à se soigner à partir du savoir des Yachaks (shaman) et l'on a vu apparaître eucalyptus, ail, gingembre, citron , romarin, gargarismes à base de sel.... et plein d'autres thérapeutiques. Des traitements qui le plus souvent ont montré leurs effets si la maladie était prise à temps. Retournant à Rumicruz, je demande des nouvelles « ici, on a tous eu le corona". "Ah, et comment vous vous êtes soignés ?" "On a bu l'agua verde" un mélange de 14 plantes"... La médecine indigène a encore à nous apprendre.... " [8]

 

NEPAL 

      Au 2/12/20 : 236 246 cas déclarés, 1538 décés.

     Tous nos amis de Shakti Népal vont bien. Chhongba SHERPA attend évidemment des jours meilleurs pour reprendre son métier de guide de trek. Toute la communauté des porteurs, guides et tenanciers de gîtes est évidemement trés impactée. L'économie népalaise aura, comme tant d'autres dans le monde, bien du mal à s'en remettre.

      Dixit Dominique DEPARIS, président Association SHAKTI NEPAL (9)  : "Le Népal est resté confiné durant 6 mois, de la fin mars jusque fin septembre. Des centaines de milliers de travailleurs journaliers n'ont pas eu de salaires durant tout ce temps, idem pour d'autres professions tels les enseignants. Les écoles étant fermées, pas de salaires pour les profs. La morosité a pris le dessus et durant cette période, 2 200 suicides sont à déplorer chez des gens désespérés de ne plus pouvoir nourrir leur famille, ni de payer leurs loyers. Le Covid-19 a principalement fait son apparition au Népal dans les grandes villes et les plaines du Sud avec le retour des travailleurs immigrés népalais rentrés des émirats arabes et d'Inde. Quelques cas positifs sont également venus avec des étudiants népalais arrivés de France et de Grande-Bretagne. Pour ceux qui passaient par l'aéroport de Katmandou, il était facile de les contrôler et de les orienter vers des centres de soins mais pour les autres qui arrivaient d'Inde, où faute de moyens sanitaires locaux ils ne pouvaient pas être soignés, il leur était facile de passer la frontière à travers champs ou par une rivière ou encore de remettre un gros billet au douanier qui détournera alors le regard. De là, il leur restait à marcher vers un village et de contaminer à l'occasion quelques dizaines de personnes. Puis, il y a ceux qui étaient soignés et en quarantaine qui ont décidé de s'enfuir de leurs lits de malades pour retrouver leurs familles au plus tôt. En ce moment, les hindous célèbrent les fêtes de Dasain qui marquent la fin de la mousson. A cette occasion, ils se rendent en nombre autour des temples et doivent se faire des offrandes entre les membres de la famille. C'est à cette occasion qu'ils se déplacent le plus d'une région à l'autre pour rejoindre un frère, une soeur, un grand-parent, etc : un vecteur significatif de propagation de la maladie en perspective. Le ministère népalais de la santé a toutefois demandé à appliquer la plus grande précaution sanitaire possible au cours de ces rituels et recommandé à chacun de garder les distanciations sociales lors des remises de cadeaux. A l'issue de ces fêtes et si le nombre de cas déclarés continue à montrer une baisse sensible, l'Etat népalais pourrait annoncer la rentrée scolaire que les enfants attendent depuis la mi-avril". 

 

MONGOLIE 

       Au 2/12/20 : 812 contaminés, 0 décés

Nos amis de Bayandum Olzii-Darim et la famille vont bien. Les maraichers de Choibalsan aussi. Chimghee est installée désormais aux USA avec Tsalmon et leurs deux enfants. Il n'y aurait pas de cas Covid dans cette province du Dornod. Ailleurs, en Mongolie, ceux qui ont été contaminés seraient ceux vivant près de la voie de chemin de fer allant de Pékin à Irkousk. Le confinement a été généralisé le 11/11/2020. Toutes les liaisons aériennes et ferroviaires internationales sont suspendues jusqu’au 31 décembre 2020 inclus.

     L’orphelinat Anna Home de Choibalsan a brûlé intégralement fin 2019. L’association hollandaise « All for children » qui parraine le projet depuis ses débuts a réuni tous les fonds nécessaires pour reconstruire la maison fin 2019 début 2020.

     « Début 2020, le gouvernement mongol a fait fermer tous les établissements dédiés à l’enseignement, y compris les jardins d'enfants, les écoles et les universités. Il a également imposé des mesures strictes de distanciation sociale, notamment en interdisant les rassemblements publics, en limitant l’utilisation des transports publics, en fermant des espaces publics tels que les gymnases et en rendant obligatoire le port d’un masque en public. Les déplacements ont été également considérablement limités, notamment par l’interdiction totale des voyages à l’international par voie terrestre, ferroviaire ou aérienne. 

     La Mongolie s’est retrouvée dans une situation de grande vulnérabilité face à la pandémie, non seulement en raison de sa proximité géographique avec la Chine et la Russie, laquelle nourrit notamment des liens économiques étroits et une grande dépendance économique vis-à-vis de ces pays, mais aussi en raison de l’inadéquation de son propre système de santé. En dépit de ces difficultés […] les dirigeants du pays ont bien géré la pandémie. Les citoyens ont respecté consciencieusement les consignes. Même pendant le Tsagaan Sar, la célébration du Nouvel An lunaire mongol en février, les citoyens ont renoncé à rendre visite à leur famille élargie et à leurs aînés, alors que ces visites font partie de la tradition pour les familles mongoles. » […] « L'impact global de la pandémie est important. Par exemple, au premier trimestre 2020, l'économie s'est contractée de 10,7 %, et les recettes publiques ont diminué de 8,6 % en glissement annuel, tandis que les dépenses ont augmenté de 19,3 % ». [10]

 A bientôt

Cécile

 

[1] Extrait «  Le monde » 13/10/2020

[2] Extrait «  Le monde » 13/10/2020

[3] CNRS  https://www.cnrsrio.org/coronavirus-en-amerique-du-sud/

[4] Extrait de CNRS  https://www.cnrsrio.org/coronavirus-en-amerique-du-sud/

[5] Extrait de CNRS   https://www.cnrsrio.org/coronavirus-en-amerique-du-sud/ 

[6] Association Ahuana, 7 rue Féola, 38120 Le Fontanil  09 50 33 55 44   www.ahuana.com

[7] Extrait du Bulletin de l'Association Ahuana, juin 2020

[8]  Extrait du Bulletin de l'Association Ahuana, novembre 2020

[9] Association SHAKTI NEPAL 2 Ruelle Béghin, 59650 Villeneuve-d'Ascq  www.shaktinepal.fr    shaktinepal@free.fr    06 87 39 14 23

[10] Extrait de « En Mongolie, la COVID-19 est synonyme de reculs pour le développement », Blog du Programme d'Action ONU 2030, 29/07/2020

       

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